MARCHE-EN-FAMENNE

Un Indien dans les écoles de Famenne

Marie-Agnès Perin accueille, durant quatre semaines, K.D. Singh, le guide indien qu'elle a rencontré il y a trois ans lors d'un «pèlerinage».

Il n'avait jamais mis les pieds en Belgique. Ni même ailleurs hors de son pays, l'Inde. À 49 ans, pour la p remière fois de sa vie, Kanwar Dhananjai Singh (K.D. pour les intimes) a quitté sa patrie.

À l'origine de sa venue chez nous, Marie-Agnès Perin et son époux, Alain. Cela fait maintenant plus de trois ans que cette citoyenne d'Hollogne (Marche-en-Famenne) consacre tout son coeur aux orphelins tibétains du monastère indien de Menri. Avec une attention toute particulière pour Thinley, un adolescent de 15 ans qui l'appelle «marraine».

«Kidi», c'est le guide hindou qui la «balade depuis trois ans». Ce qui a le plus frappé l'Indien, à son arrivée en Belgique, lundi matin? «La propreté, affirme-t-il. La température aussi. Chez moi, à Nahan (ville située dans le Nord du pays), il fait 39 degrés en ce moment.»

Visites dans les écoles

L'homme, qui s'exprime dans un français presque parfait, travaille pour un tour-opérateur canadien, «Les routes du monde». C'est dans ce cadre professionnel qu'il a rencontré Marie-Agnès Perin.

Cette infirmière retraitée et son mari ont invité leur hôte à passer quatre semaines chez eux. Donc chez nous, par la même occasion. Avec un planning très chargé, puisque le trio a prévu de visiter pas moins de vingt écoles durant ce laps de temps. «On veut enseigner un message aux enfants, glisse la Marchoise. Nous voulons transmettre certaines valeurs que l'on retrouve chez les Tibétains mais qui ont tendance à se perdre chez nos jeunes. Je citerai notamment le courage, la politesse ou encore la gentillesse. Ah oui, et le plus important: l'humilité.»

Marie-Agnès Perin a déjà effectué trois voyages en Inde, le premier en 2005 et le dernier en 2007. En tout, ce sont pas moins de 250kg de dons qu'elle a emmenés au monastère de Menri: matériel scolaire, petits jeux, dessins, médicaments et, surtout, du courrier. Aujourd'hui, son association parraine une vingtaine de petits tibétains.

Qu'elle espère évidemment retourner voir le plus vite possible. «Pourquoi pas vers octobre ou novembre, glisse-t-elle. Là-bas, on peut vivre avec 4€ par jour, trois repas et logement compris.

Mathieu PELTGEN

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